
La Cinquième Couche est une maison d'édition belge indépendante. La Cinquième Couche , dite aussi 5c, publie de la bande dessinée pointue, du graphisme, de la littérature et de la poésie, depuis 1993. Elle a joué un rôle important dans le développement de la « nouvelle bande dessinée », au début des années 1990. Redéfinissant sans cesse son média, elle inscrit la bande dessinée dans les pratiques contemporaines. « Tout ce qui frôle la bande dessinée et tend à l'en éloigner intéresse la 5e Couche » qui édite également de la littérature contemporaine (la revue écritures) et de l'art contemporain.
Fondée par un groupe d'auteurs de l'atelier de bande dessinée de l'Institut Saint-Luc de Bruxelles (Damien Rocour, Sarah Masson, Michel Squarci, Sibylle Loof, Olivier Fable, Vincent Dutreuil, Nicholas Wood, Sébastien Kempenaars, Christophe Poot, Renaud De Heyn et Xavier Löwenthal), elle est dirigée par William Henne et Xavier Löwenthal, rejoins en 2008 par Joanna Lorho et Thomas Boivin. Christophe Poot et Benoît Henken ont quitté la structure en 2007.
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À plus d’un titre est avant tout une librairie vivant à fleur de fleuve à Lyon. Elle publie avec régularité de la poésie et des romans. Deux collections donnent le ton à leur politique éditoriale :
La ligne d’horizon
"La ligne d'horizon ? Un monde organisé de telle sorte que les individus deviennent solidaires à une échelle planétaire et organisés en sorte que leur épanouissement puisse contribuer à celui du groupe social qu'ils forment à cette échelle. Et le seul engagement politique qui vaille la peine est celui-ci : chercher comment peut se réaliser cette mutation nécessaire." François Partant.
La collection "La ligne d'horizon" publie des textes critiques du développement et de la mondialisation, d'auteurs connus ou non, et de formes variées : réflexions théoriques, récits de voyages d'études, expériences pratiques, etc.
À charge
La collection "À Charge" est dédiée à une littérature noire, vibrante et contemporaine (Soulages définit le "noir" comme une couleur contenant toutes les autres couleurs).
Dans la collection "À Charge" se croisent, s’entrechoquent différentes voix, différents styles, différentes fictions qui ne craignent pas de se frotter au monde réel. Pour preuve, les deux premiers romans qui y sont publiés explorent deux marges bien différentes : l’une rurale (Les ruines de la future maison, roman solaire d’Hélène Dassavray), l’autre urbain (Curtis, coup de hache signé Dominique Salon).
Sans Hubert Selby jr, Dominique de Roux ou Bukowski (pour n’en citer que trois), la collection "À Charge" n’existerait pas.
Frédérick Houdaer
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Créées en septembre 2006 sous le signe de William Faulkner (Absalon, Absalon !), les éditions Absalon ont pour vocation première de promouvoir une littérature de création, d’expression tant française qu’étrangère.
Nous avons choisi de privilégier dans un premier temps le domaine autrichien, lequel demeure, à l’exception de quelques « grandes » figures comme Bernhard ou Jelinek, largement inexploré. Amor & Furor, recueil de petits textes de l’artiste Günter Brus, cofondateur dans les années 1960 de l’Actionnisme Viennois, a inauguré ainsi à l’automne 2007 notre collection « K. 620 ».
A côté d’auteurs confirmés et reconnus comme Günter Brus ou Werner Kofler, nous entendons aussi faire découvrir la jeune génération d’auteurs autrichiens. Ainsi publierons-nous dès le printemps 2008 Chlore, premier roman de Johannes Gelich. Il sera suivi des deux recueils de nouvelles L’Anatomie du parasite de Georg Petz à l’automne, et Murs de papier de Hanno Millesi au début 2009.
Cette vocation de découvreur et de passeur se manifestera également à travers la réédition de textes oubliés ou non disponibles. A l’étrange Tribulat Bonhomet de Villiers de L’Isle-Adam, publié en février 2007, succédera la parution d’Axël.
Dans ce même esprit, des recueils de poèmes érotiques des 15e et 16e siècles, illustrés par des artistes contemporains, verront le jour dès le printemps 2008 avec la publication des Enigmes de Marc Papillon de Lasphrise (1555-1599 ?).
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Les éditions Agone ont pris leur essor en 1998 à partir d’une revue du même nom, née à Marseille en 1990.
Leur singularité réside dans la construction conjointe d’une ligne éditoriale soucieuse des luttes de notre présent, soumise aux exigences du savoir et appuyée sur un mode d’organisation auto-gestionnaire. Dès ses premiers titres, Agone s’est démarqué de la logique du marketing, qui prétend financer la création sur la base des prétendues nécessités du compromis : notre pari fut de ne jamais publier un livre pour le seul motif de sa rentabilité, de ne pas choisir un auteur sur le seul critère de sa notoriété et de ne pas traiter un sujet en vertu de sa seule « actualité ». Au moment où le marché du livre se caractérise par un emballement productiviste qui pousse les éditeurs, pour imposer leurs marques, à publier toujours davantage d’ouvrages de moins en moins maîtrisés et dont la durée de vie est toujours plus courte, nous avons opté pour la lenteur d’une politique de fonds.
Ce projet éditorial répond aussi et surtout à un projet politique: proposer des oeuvres qui fournissent au plus grand nombre des outils pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. A l’écart de toute allégeance académique, nous avons la prétention de donner à lire ce que l’université, des sciences à la philosophie, peut contenir de subversion – collections Banc d’essais et Contre-feux. En faisant connaître la littérature prolétarienne, nous voulons revaloriser la culture populaire, à l’opposé de la version populiste inventée pour mieux la mépriser – collection Marginales. Appuyés sur la mémoire écrite des luttes, nous voulons renouveler les armes intellectuelles d’engagements qui sauront tirer les leçons de l’histoire – collection Mémoires sociales Cette production à fort rendement politique est aussi une production à faible rendement économique. Jusque dans la répartition des tâches, l’égalité des salaires au sein de l’équipe et le temps consacré à la réalisation des ouvrages, nous avons fait le parti de l’auto-gestion.
En hommage à la figure mythique d’Anacharsis, barbare éclairé frotté de philosophie et mis à mort par les siens parce qu’il était soupçonné de vouloir pervertir leurs mœurs ; en hommage à tous ceux qui, au fil des siècles, voulant changer d’œil pour observer leurs prochains, l’adoptèrent pour pseudonyme, les Editions Anacharsis se sont donné pour vocation de publier des ouvrages qui rendent compte des rencontres entre cultures.
Il peut s’agir de textes écrits au fil du temps – parfois injustement confinés dans des rôles de « documents » – de récits de voyages, authentiques ou étranges, de témoignages, mais aussi d’essais dont le dénominateur commun est de mettre le lecteur en présence d’un questionnement sur l’altérité.
Se réclamant volontiers de la notion d’exotisme, nos publications invitent à la découverte d’un extérieur aussi bien situé dans le temps que dans l’espace, tout en laissant sa place au plaisir pur de la lecture.
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Depuis trois ans, Le nouvel Attila, « la revue qui met du sang dans son vin », exhume les auteurs en marge, pirates et mésestimés, tout en pointant les carences de l’édition et de la Librairie.
Dans le sillage des activités et des explorations menées jusqu’ici (et notamment le Prix Nocturne, qui récompense chaque année « un livre épuisé, d’inspiration insolite ou fantastique »), Attila a lancé au printemps 2007 une structure d’édition en parallèle à la revue.
Deux priorités :
- La réédition d’oeuvres iconoclastes, quels que soient le genre ou la renommée de l’auteur
- La traduction d’oeuvres étrangères laissées en friche
Dans la continuité de la revue, les éditions Attila accordent une place centrale à la maquette, aux matériaux et à la forme du livre, tout en maintenant l’esprit proprement « attilesque » – ludique, inventif, pamphlétaire.
Nous proposons des livres différents : sur le fond, sur la forme, et dans le rapport du texte à l’image. Loin du profit immédiat, du clinquant de la « merdonité », des cosmétiques proses fast-food et du Roi Marketing, Attila défend une histoire non médiatique de la littérature : il nous paraît plus urgent de faire lire Roussel que Rousseau, Léon Cladel que Paul Claudel, Léon Groc que Julien Gracq, et Gustave le Rouge que Maurice Leblanc.
Notre programme : les écrivains « morts et futurs », bombes textuelles increvables destinées à hanter vos jours et vos nuits. A raison de six livres par an, tous illustrés, nous voulons continuer à creuser, explorer, débusquer les pépites passées entre les mailles, pourtant serrées, du filet éditorial.
Rétablir des généalogies secrètes entre nos auteurs de prédilection ; exhumer des courants entiers confinés dans les Enfers de la littérature ; subvertir les hiérarchies établies.
Sachant que les meilleurs livres sont toujours ceux qui nous restent à découvrir, nous appelons à la mobilisation générale des curieux et des « amoureux des livres ».
CapLan & Co édite de la poésie et des essais.
Un livre de photographies, Quel temps fait-il au CapLan ? (texte Olivier Deck, photos Pierre Le Gall) illustre ce lieu de vie.
"Là où le mystère est absent aurions-nous besoin de nous rendre ? Notre itinéraire s’accompagne du hasard qu’il provoque, de changements qu’il nomme rencontres, ou de la vie rêvant la vie. CapLan & Co, café-livres : certains cherchent un regard, un paysage, une parole, une raison d’y être, ou d’en partir. Marins, mômes, flâneurs, boulistes, paysans, la fresque humaine change au fil des heures, le temps d’un verre, d’une lecture, d’un salut."
Lan M.
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Depuis 1997, les Editions d'autre part, créées par Pascal Rebetez, tentent d'apporter au paysage livresque suisse romand quelques précieux repères de ce qui se trame dans l'intime de la création. Poèmes, photographies, art, chroniques, récits.
Pascal Rebetez continue son œuvre de découvreur. Ecrivain, homme de théâtre et de télévision, il est aussi un éditeur exigeant qui a déjà révélé plusieurs auteurs de grand talent. Claude-Inga Barbey, par exemple, ou François Beuchat, ou Roland Biétry, ou encore Éric Masserey.
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Parce que la poésie est l’un des derniers lieux d’où la langue et le langage peuvent émettre des signaux
Parce que nous pensons qu’il peut y avoir des espaces d’échanges véritables
Parce qu’il nous faut être vivants et participer au vivant
Dernier Télégramme se veut un lieu possible d’échanges d’où la poésie peut se diffuser et rappeler le vivant au vivant.
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Les Éditions Espaces 34 publient, depuis 1992, des pièces de théâtre dans 3 collections : Théâtre contemporain en privilégiant la littérature dramatique, Théâtre du XVIIIe siècle, Traduction. Une nouvelle collection sur le théâtre s'est ouverte en 2006 avec Dans la peau d'un acteur de Simon Callow.
Par ailleurs, elles poursuivent la collection Essais, et Espace Science.
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HB éditions a été fondée en octobre 1995 par Huguette Bouchardeau, lorsqu'elle a pris sa retraite professionnelle et politique (agrégée de philo, H. B. a dirigé le PSU, petit parti situé à la gauche du PS, puis a été ministre de l'environnement de 1982 à 1986, et enfin député).
Son intention de départ était de publier de la littérature contemporaine, et plus particulièrement des nouvelles, fragments, etc. D'où le nom de la première collection de la maison, qui reste la principale: Textes Courts. De format poche (11,8 x 18,5 cm), celle-ci compte aujourd'hui environ 80 titres dont deux-tiers de recueils de nouvelles et un tiers de romans.
Autre collection au même format, Arrêts sur lectures accueille des essais littéraires, des anthologies.
Enfin, Textes d'Ailleurs a vocation à publier des traductions.
Une collection Romans roman a été créée pour accueillir des textes de format plus important.
Mais elle a aussi publié deux volumes en 11,8 x18,5 cm : Plus petit que moi tu meurs et Ne rend pas la monnaie, deux romans policiers du même auteur, Pascale Ferroul, dont le premier a obtenu le Prix du premier Polar SNCF 2004.
Autres collections : Intimes (correspondances, mémoires, etc.), Mémoire à Vif (documents, témoignages).
La maison est aujourd'hui dirigée par François Bouchardeau, fils d'Huguette.
Plus qu'une structure éditoriale, Inventaire/Invention est un « pôle multimédia de création littéraire » qui investit tous les supports envisageables pour diffuser la littérature contemporaine.
Les textes publiés par cette association sont disponibles en libre accès sur son site Internet et servent de base à des ateliers de lecture.
De l'idée, de l'énergie, et beaucoup de travail.
Voir tout le catalogue Inventaire/Invention
Créées en 2000 dans le sillage de la revue Nomad's land (dont le premier numéro a paru il y a onze ans), les éditions Kargo ont tenté, sans (malheureusement) beaucoup de moyens, d'explorer divers chemins de traverse (histoire culturelle, esthétique, anthropologie, musiques, photographie, etc.). Au-delà de l'apparente diversité des domaines étudiés, Kargo a notamment (et surtout) défendu des ouvrages dont l'objectif était de mettre en avant les cultures contemporaines, populaires ou non, et leurs circulations (langagières, politiques, corporelles, etc.). Par ailleurs, il nous a très tôt semblé pertinent d'aborder ce vaste champ d'études en traduisant des ouvrages dont les approches peuvent être sensiblement différentes des méthodologies françaises. C'est donc à travers le prisme théorique des études culturelles ou post-coloniales que ce champ anthropologique a trouvé ses premières traductions en France. Ainsi, plutôt que de publier le énième livre de sociologie sur les banlieues, Kargo a défendu une approche, disons, plus "transversale" de ces phénomènes (celui du déracinement, par exemple, avec "L'Atlantique noir. Modernité et double conscience" de Paul Gilroy, ou "Raising Cain", de William T. Lhamon). À rebours du discours majoritaire français sur ces questions, nous avons voulu tirer vers le haut ces phénomènes qu'il nous semblait impossible de comprendre au sein d'une posture théorique réduisant les cultures à une opposition entre, par exemple, la "masse" et le "bon goût", la Républiques et les multitudes...
Après quelques succès, maints échecs et une paire de ratés, nous voulions, à l'occasion de ces dix ans de publications, transformer les Kargo en collection au sein d'une autre maison d'édition, afin de bénéficier de moyens plus conséquents (mais restant peu coûteux, au demeurant) et de tenter quelque expérience éditoriale dans un esprit de "vulgarisation". Malheureusement, de refus catégoriques en promesses non tenues, Kargo n'a pas réussi à trouver un port d'attache pérenne et sérieux pour continuer son travail. L'incompréhension dont font preuve les majors de l'édition devant ces sujets/approches, l'absence de curiosité d'un milieu replié sur lui-même, les difficultés réelles que connaissent bien des confrères pour vendre des ouvrages de sciences humaines n'ont pas permis de trouver une situation stable. Il est navrant de constater à quel point les "gros" éditeurs ne sont pas prêt à prendre un risque éditorial et financier (même pour ceux-là qui ne sont pas dans le besoin). N'ayant pas gagné à l'Euromillion, Kargo ne peut que se confronter au principe de réalité : continuer le voyage est impossible. Seule, donc, une petite partie des livres à venir paraîtra, ici ou là, avant que Kargo ne jette définitivement l'ancre en juin 2008.
Au-delà de cette réalité des choses assez peu engageante, ces années nous ont petit à petit amené à cette autre constation: une réflexion de fond est indispensable quant aux liens entre certaines publications, ceux qui les défendent dans les espaces médiatiques et, in fine, les différents lecteurs/publics. Outre le fait que la circulation numérique du savoir demande très certainement de repenser le métier d'éditeur (et tout particulièrement l'édition de sciences humaines), plusieurs constats doivent être faits : les explorations éditoriales de Kargo n'ont pas réellement été défendues par les médias censés représenter la légitimation de la pensée dans la sphère intellectuelle, alors qu'en revanche ces ouvrages ont reçu un écho très favorable de la part (par exemple) de la presse culturelle ou musicale. Mais, d'un autre côté, il est évident que de tels ouvrages (compte-tenu de leur coût de traduction, notamment) ne peuvent être vendus à moins de 25-30 euros, ce qui de facto leur fait perdre une large partie de leur lectorat potentiel. Concrètement, cela revient ainsi à publier des ouvrages qui n'auront qu'une faible diffusion dans le milieu dit "intellectuel" (puisque dans ce même milieu l'information de leur existence circule très peu) et qui, ailleurs, échappent à divers autres milieux qui sont pourtant au plus près des thématiques de ces livres. Il y aurait sans doute beaucoup à dire à ce sujet, mais résumons cela en quelques mots : quel sens y a-t-il à éditer des livres sur les marges qui ne s'adressent (éditorialement et en terme de diffusion) qu'au centre ? La pensée reste ainsi dans un "entre-soi", un petit milieu qui, en fait, reste peu curieux. Sans compter que la France, dans sa grandeur, offre très peu de traductions venant de l'étranger, restant ainsi confiné dans des approches franco-françaises qui atteignent vite leurs limites (que l'on songe au fait que les grands discours sur la diversité, par exemple, proviennent d'un milieu (chercheurs, éditeurs) qui est lui d'une très grand uniformité...). Ce n'était évidemment pas l'objectif de Kargo, mais la réalité est là, à l'inverse de ce que nous souhaitions.
Tous les ouvrages des éditions Kargo restent, et resteront, disponibles en librairie. En effet, notre co-éditeur les éditions de l'Eclat continueront à commercialiser ces livres, et à rééditer, au fur et à mesure, les livres épuisés, notamment au format poche.
Alexandre Laumonier
J’ai commencé à écrire « sérieusement » à 17 ans.
Trois ans plus tard, j’ai envie de faire partager ce que j’écris. Qui de plus objectif qu’un libraire ? Je contacte donc René VUILLERMOZ de la Librairie imaginaire à Annecy. Rendez-vous est donné dans un café. Appréhensions évidemment. On parle de montagne, d’écriture, de lecture, d’auteurs. Puis d’un auteur, qui vient quelques jours plus tard sur Annecy pour une rencontre littéraire, André VELTER vient présenter son dernier livre : La vie en dansant.
C’est un choc. Pour la première fois, j’écoute parler un écrivain vivant (à l’école on ne lit bizarrement que des écrivains morts). Il lit ses poèmes avec souffle, résonance, jubilation.
« Si elle est vécue (la poésie), elle change la vie. »
Je ne prétends pas avoir vécu la poésie ce soir-là, mais une chose est sûre, il s’est « passé » quelque chose.
Donc dans ce livre, La vie en dansant, un poème qui s’appelle Le calligraphe du vide, dédié à Chantal Mauduit.
Dans ce poème, quatre vers :
Il a vécu d’un souffle
une danse sans fin
qui révélait soudain
l’alphabet de l’espace.
Nicolas Fougerousse
Voir tout le catalogue L'Alphabet de l'espace
Nos choix éditoriaux seraient donc guidés par une ambition !
Nous chercherions ainsi à définir avec assez de précision, voire de clarté, les contours de notre "contemporanéité" (mot difficile à prononcer pour un bégue dyslexique). Nous voudrions imposer une “authentique proposition” éditoriale, constituer un “corpus cohérent” (et “fiable” de surcroît) susceptible, en tous cas, d’être lu par “le plus grand nombre”, etc. Tout cela ne nous apparaît qu’assez indistinctement encore. La voie peut être, ce serait pour nous exactement l’inverse : n’adopter aucun parti pris, ne se recroqueviller sur aucune idée, se limiter à tout, me regionibus toti contineo et, sur tout, ne projeter aucune vision préconçue (s’il se peut) sinon ce regard disponible, ouvert, attentif, attentionné. Puisse l’Archange Minotaure « cet ange de génie ! » faire surgir ce qui se dispense avec une telle évidence sous nos yeux ; l’un le nomme "vie", l’autre encore "écume des choses".
Un véritable éditeur est sans idée.
Voir tout le catalogue L'Archange minotaure
En 1989, deux lycéens qui s'ennuyaient à leurs études ont créé l'Atelier du Poisson Soluble pour publier le "Conte à la confiture" qu'ils venaient de s'inventer. Livre après livre, Olivier Belhomme et Stéphane Queyriaux se sont pris au jeu.
Maison d'éditions dite jeunesse, qui sort aussi quelques titres pour les grands... enfants !
Voir tout le catalogue L'Atelier du poisson soluble
Avec un catalogue très pointu axé sur la philosophie (rééditions de philosophes méconnus, oeuvres anciennes, atypiques, traductions de philosophes étrangers contemporains...), les éditions de L’éclat continuent d’explorer les territoires "sans terre", les utopies immédiates, les îles secrètes d’un archipel en perpétuelle constitution. Surgissant ici et là, "apparaissant, disparaissant". Voir, "TAZ. Zone autonome temporaire" de Hakim Bey ou "Libres enfants du savoir numérique" de Olivier Blondeau et Florent Latrive, une anthologie du "libre" (logiciels libres, MP3, droit de citation...).
Michel Valensi, responsable de la maison, éditeur indépendant et résolument "libre", a inventé le concept du "lyber", une approche audacieuse et novatrice de l'édition. Qu'est-ce qu'un Lyber ? "L'idée du lyber c'est la coexistence des supports (numérique et papier) pour un même contenu, et l'interactivité entre ces supports à l'avantage du livre" (Michel Valensi, In ressources.org).
Depuis 2003, l'Eclat developpe en partenariat avec une maison d'édition basée à Tel Aviv (Israël), une nouvelle collection consacrée à des ouvrages sur l'histoire et la pensée juive et l'Israel contemporain.
(Les éditions de l'Éclat, In www.zazieweb.fr)
Voir tout le catalogue L'Éclat (éditions de)
Installées à Manosque depuis 2001, les éditions Le Bec en l'Air, créées par Fabienne Pavia, s'inscrivent dans une dynamique de collaboration entre professionnels du livre et artistes.
On nous demande souvent ce qui caractérise la ligne éditoriale de notre maison d'édition. Notre catalogue s'articule en effet autour de nombreux thèmes : photographie, patrimoine et architecture, art contemporain, sciences sociales, tourisme· Un point commun réunit pourtant nos publications : le dialogue entre le texte et l'image, qu'il soit en harmonie ou en opposition, à travers une mise en page contemporaine et des photographies de qualité.
La taille de notre maison d'édition nous permet de concevoir et d'élaborer des projets à une échelle raisonnable, où nous maîtrisons l'ensemble de la chaîne éditoriale. Si nous refusons l'étiquette d'« éditeur régionaliste », nous nous reconnaissons dans l'image d'un éditeur indépendant, ouvert sur le monde méditerranéen. En témoignent plusieurs coéditions avec Barzakh, une jeune maison d'édition algérienne, et notre participation à de nombreux salons du livre en France et à l'étranger. Le Bec en l'air est membre de l'association « Éditeurs sans frontières » qui regroupe une quinzaine d'éditeurs de la région PACA désireux de diffuser leurs livres dans d'autres pays.
Voir tout le catalogue Le Bec en l'air
Les éditions Le mot et le reste ont été créées en 1996 par Yves Jolivet.
Après s'être spécialisée dans le livre d'artiste ou de bibliophilie, la structure s'est ouverte aux écritures contemporaines novatrices ou classiques, puis aux documents historiques et à l'esthétique.
Environ 12 ouvrages sont publiés par an (6 de poésie, 4 documents ou esthétique, 2 livres d'artiste ou bibliophilie).
Notre catalogue s'articule actuellement sur trois collections :
Ecrits : les écritures contemporaines novatrices et inclassables, production de la pensée contemporaine : la prose, la prose poétique, nouvelles, fictions de langue française ou étrangère.
Formes : les débats critiques sur les arts, la littérature ou son histoire, l'espace du livre, sa construction, son esthétique, le rapport à l'image.
Attitudes : Elles concernent le champ social qui nous entoure et prennent position sur des choix de société en fournissant des éléments de réflexion sur celle-ci : les documents historiques mettent en perspective l'histoire, vécue avec les yeux des contemporains, les essais analysent ou portent un regard critique sur la réalité sociale actuelle.
Voir tout le catalogue Le Mot et le reste
Pourquoi Les Fondeurs de Briques ?
L'origine du nom prend sa racine dans le nom d'une revue anarcho-pacifiste, Der Ziegelbrenner, publiée à Munich de 1917 à 1921 par un certain Ret Marut qui prendra au Mexique le nom de plume de B. Traven.
Sur le modèle du Die Fackel de Karl Kraus, c'est un journal avec un unique rédacteur. L'autre point commun entre Kraus et Marut, c'est leur détestation de la presse.
L'un des articles de Der Ziegelbrenner se termine par un rageur " Anéantissez la presse ! ". Ret Marut avait également pour cible les sociaux-démocrates dont il a perçu la duplicité et qui liquideront dans le sang la république des Conseils de Bavière.
Le projet est de serpenter dans la littérature et d'y glaner des textes laissés de côté, œuvres non traduites ou épuisées, dont la pertinence nous paraît vivace ; de rétablir une certaine dangerosité dans l'action d'ouvrir un livre.
Nous sommes clairement dans le questionnement plutôt que dans le divertissement ; donc à contre-courant.
Si vision il y a, elle se situe dans une économie du livre qui est à mille lieues des structures intégrées des grandes groupes de l'édition.
Si nos produits finis peuvent avoir des similitudes d'aspect, il est évident que nous ne faisons pas le même métier ; ou alors bien différemment ! Il y a certes de bons livres à sortir des maisons d'édition établies, encore heureux, pourrait-on dire !
Voir tout le catalogue Les Fondeurs de briques
Depuis 2004, Les petits matins publient une dizaine de titres par an. Des collections qui racontent l'époque et ses transformations, par la littérature et les sciences humaines.
Des textes littéraires d'auteurs actuels, au ton acide et lucide. Des fictions ancrées dans l'époque.
Des essais sur des thèmes contemporains. Comment la société évolue et se transforme.
Du reportage et de l'enquête, nourris de témoignages.
Des textes poétiques et de nouvelles écritures. Collection Les grands soirs dirigée par Jérôme Mauche.
Voir tout le catalogue Les petits matins
Elle privilégie la création d'écriture au détriment de la production de livres et ce dans les domaines proprement littéraires (théâtre, poésie, roman) ou dits de sciences humaines (philosophie, psychanalyse, théorie artistique..) dans le but de proposer une alternative à la prescription médiatique qui régente le milieu du livre.
Par ailleurs elle publie, au compte goutte, de la poésie contemporaine.
Voir tout le catalogue Librairie l'odeur du temps
Monsieur Toussaint Louverture est une toute petite structure éditoriale fondée en 2004. Ne pas confondre avec le général noir Toussaint Louverture qui ouvrait des brèches dans les rangs adverses à grand coups d'épées, mais inspirée par lui et son nom à la poétique certaine.
Entièrement consacrée à la découverte de nouveaux auteurs et de nouvelles écritures, elle essaie de faire connaître la littérature contemporaine, rédigé par de très jeunes et talentueux écrivains de la culture française.
Toujours très bavards, les livres publiés le sont avec une qualité, un savoir-faire et une patience qui rappelle une tradition éditoriale peut-être aujourd'hui un peu égarée. Elle fonctionne de la même façon qu'un label indépendant en musique, uniquement grâce à la passion et avec une incroyable nonchalance face aux risques.
Monsieur Toussaint Louverture existe aussi, mais de façon distincte sur Internet : sorte de laboratoire sur ce qui peut être lu sur un écran, les textes qui y sont regroupés sont souvent drôles et accrocheurs, et même s'ils ne le sont pas, restent franchement intéressants. L'intérêt étant l'ouverture à la participation des internautes, les textes étant pour la plupart écrits par des contributeurs de passages ou d'autres plus réguliers.
Voir tout le catalogue Monsieur Toussaint Louverture.
Les Nouvelles Éditions Lignes, structure indépendante créée en mars 2007, poursuivent la publication de la revue Lignes, dont 2007 marquera le 20e anniversaire et celle de la collection éponyme, qui existe depuis 2001 et a fait paraître une cinquantaine de titres.
Les publications s’articulent autour des axes suivants :
- ouvrages d’intervention, dans la fidélité aux engagements historiques de la revue (sujets de société, refus de toutes les formes de totalitarismes et des fondamentalismes religieux, liberté de pensée, etc.) ;
- ouvrages fondamentaux de philosophie (héritages et actualité de Georges Bataille, de Maurice Blanchot, de Jacques Derrida, de Gilles Deleuze et Félix Guattari, des philosophes de l’École de Frankfort, des "cultural studies", etc.) ;
- très courts essais issus d’interventions publiques de philosophes ou d’écrivains, vendus à très petit prix afin de donner une audience accrue à des pensées au travail ;
- ouvrages de littérature française contemporaine.
Voir tout le catalogue Nouvelles ÉditIons Lignes
Les Éditions Rouge Profond proposent des essais et des documents concernant les arts et l’esthétique, répartis en trois collections : Birdland, Raccords et Stanze.
Le programme éditorial revient pour partie sur des créateurs consacrés afin de donner de nouvelles lectures de leurs œuvres. Mais il s’agit surtout pour lui de se préoccuper d’artistes trop souvent ignorés, mésestimés ou finalement bien mal connus et sur lesquels n’existe toujours pas le livre de référence qu’ils méritent.
Les éditions publient par ailleurs des ouvrages sur des thématiques ou des problématiques plus générales et transversales, notamment dans le domaine des Beaux-Arts.
Avec le constant souci de donner à lire des textes originaux dans leurs options, stimulants par leur iconographie, vifs de contenu – foncièrement attentifs à l’écriture.
Voir tout le catalogue Rouge profond
Si les chemins menant à l’édition sont variés, un certain nombre de paramètres se retrouve parfois d’une aventure à l’autre. Aujourd’hui, et depuis quelques années, si les initiatives se multiplient, elles ne se ressemblent heureusement pas systématiquement. Toujours est-il qu’un grand écart existe entre les arrivistes suintant la recherche de profit et les « élevés à l’huile de coude », qui trempent depuis des années dans le grand bain de la bande dessinée. Entre ces deux extrêmes, toutes les combinaisons sont possibles, et il suffira d’un peu de motivation pour s’amuser à définir les profils des différents acteurs de ce qu’il faut bien appeler un « champ des industries culturelles » (merci Pierre Bourdieu).
The Hoochie Coochie se situe sans ambiguité dans la dernière catégorie.
En janvier 2002, Tarabiscouille et Gotpower proposent au Festival d’Angoulême le Turkey Magazine n°1, deux mois seulement avant le Turkey Comix n°1, premier d’une série d’ouvrages collectifs dont le numéro 16 paraît début 2008.
Tukey Comix 16 obtient le Prix de la B.D. alternative d'Angoulème 2008.
2008 c’est aussi l’année où les éditions donnent naissance à leurs deux premiers ouvrages : Poisson gélatine de Tarabiscouille et Jamestown de Christopher Hittinger. C’est l’occasion de voir, enfin, certains dessinateurs sortir du format fanzine et s’épanouir dans des livres.
Dans la même tradition que Turkey Comix, les couvertures de ces deux ouvrages sont faites en linogravure.
Ces couvertures, chacune unique, racontent d’elles-mêmes que la bande dessinée n’est pas vouée à une commercialisation à outrance mais peut aussi être un espace de lutte, où l’on prend le temps de graver des couvertures là où l’on demanderait de l’efficacité et de la productivité.
Voir tout le catalogue The Hoochie Coochie
Vents d’ailleurs est un éditeur indépendant qui publie de la littérature, des livres jeunesse, des documentaires et des livres d’art.
Créées à Fort-de-France en 1994, les éditions Vents d'ailleurs sont actuellement installées dans le sud de la France.
Notre production tente d’établir des passerelles entre le lectorat du Nord et les modes d’expressions artistiques et littéraires du Sud, de l’Afrique, des Amériques noires et de la Caraïbe.
La politique éditoriale bouscule les idées reçues de la vision de l'autre au travers du prisme des cultures dominantes et contredit les imaginaires familiers.
Ouvrage après ouvrage, Jutta Hepke et Gilles Colleu combattent les représentations méprisantes et simplistes et s’appuient sur la conviction qu'une nouvelle écriture de l’histoire des peuples du monde est une nécessité absolue.
Reconnu pour la qualité de sa production éditoriale et sa ligne graphique originale, Vents d’ailleurs établit aussi des partenariats avec des éditeurs du Sud.
Voir tout le catalogue Vents d'ailleurs