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Le navire poursuit sa route

Le navire poursuit sa route

Note de l'éditeur

Le navire poursuit sa route est son premier roman, écrit à vingt-deux ans. L’auteur, qui avait lui-même embarqué comme simple matelot, y narre le destin de Benjamin parmi les siens sur un cargo, monstre métallique avide de sang. S’en suivent les rixes, les furieuses bordées, l’oubli, le mal vénérien… (La Croix-Rouge lança une campagne de prévention après la parution du livre !) Dans le sillage de Deux Années sur le gaillard d'avant de Richard Henry Dana et de Redburn de Herman Melville, Le navire poursuit sa route appartient à la confrérie des récits de marins qui ont valeur de huis clos initiatiques, où s’exaltent les énergies. Il annonce Le Vaisseau des morts de B. Traven, Le Quart du poète grec Nikos Kavvadias, Boy de James Hanley, et particulièrement Ultramarine de Malcolm Lowry. En effet, la relation que Malcolm Lowry a entretenue avec Nordahl Grieg est étonnante : Malcolm Lowry se fit engager en 1930 comme soutier sur un cargo en partance pour la Norvège pour y rencontrer Nordahl Grieg ; ils restèrent dès lors amis. En fait, Malcolm Lowry, qui a adapté Le navire pour le théâtre, s’était, pour avoir vécu des aventures similaires, complètement identifié au héros du Navire au point d’être « jeté dans de vrais troubles psychiques ». Ce constat l’obséda tellement qu’il en fit un roman, In Ballast to the White Sea, disparu dans l’incendie de sa maison : l’histoire d’un étudiant qui a le désir d’écrire et ne le peut, puisque ce livre existe déjà, écrit auparavant par un écrivain nordique…

Note sur l'auteur

Le Norvégien Nordahl Grieg (1902-1943), neveu du compositeur Edvard Grieg (Peer Gynt), était ce qu’on appelle un homme d’action: marin, vagabond, journaliste en Chine en pleine guerre civile, puis à Moscou en 1933, en Espagne en 1937, résistant à Londres pendant la deuxième guerre mondiale. Il meurt en 1943 au-dessus de Berlin au cours d’un raid de la Royal Air Force, à l’âge de quarante et un ans. Il a développé une œuvre de poète lyrique et de dramaturge influencé par le théâtre et le cinéma expérimentaux russes.

La presse en parle

Lire l'article paru dans Livre hebdo du 10 novembre 2008.
Lire l'article paru dans Libération le 11 novembre 2008.

Le navire poursuit sa route, Nordahl Grieg, traduit du norvégien par Gerd de Mautort et Hélène Hilpert, revue par Philippe Bouquet, collection Ultramarine. 176 pages, 20,5 x 13,5 cm, novembre 2008, 16 euros.



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