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Les jours terrestres

Les jours terrestres

Note de l'éditeur


Quand ce troisième roman de José Revueltas fut publié, l’enthousiasme de la critique de « droite » s’éveilla immédiatement et provoqua la colère et la condamnation brutale des « compagnons de route » de l’auteur. Le livre fut retiré des librairies à la demande de l’auteur suite à la polémique qu’il suscita et, naturellement, « réhabilité » dans les années soixante. Dans le roman, des militants à la fois proches du peuple et partisans de la liberté de conscience s’opposent à d’autres militants dont le manque d’ouverture idéologique et l’éthique erronée causent équivoques et tragédies. Mal interprété par certains idéologues de l’époque, ce roman à la fois philosophique, poétique et méditatif traite des relations entre l’art, la morale et la politique, questions récurrentes dans le Mexique postrévolutionnaire des années trente dont il recrée l’univers. Ce texte présente avec une acuité toujours actuelle la problématique de l’engagement politique et du destin personnel.
La traductrice a dirigé l’édition critique de ce roman dans la collection de référence « Archivos » (Éditions de l’UNESCO).



Note sur l'auteur


Conteur, romancier, dramaturge, journaliste, scénariste de cinéma, essayiste, théoricien politique, philosophe autodidacte, le mexicain José Revueltas (1914-1976) représente en Amérique latine peut-être la meilleure preuve que les chemins de la politique et de la littérature militante ne s’opposent pas nécessairement. Marxiste engagé et membre du parti communiste dès les premières années de sa jeunesse, Revueltas est tout le contraire d’un écrivain conformiste à qui il suffit de savoir que la littérature doit se subordonner aux tâches que lui impose la politique. Il connut la prison de nombreuses fois pour son activisme politique ; il était même encore mineur quand il fut envoyé pour la première fois à la prison de haute sécurité de l’époque : le bagne des îles Marías. (Il en tirera la matière de son premier roman, Los Muros de agua, 1941.) Le système carcéral lui fournira d’ailleurs souvent une toile de fond que son style lyrique et poétique transcendera, s’inscrivant, à la fois, dans la lignée des romanciers russes du XIXe et de l’humour noir de Kafka. L’oeuvre de José Revueltas s’inscrit également dans le mouvement de l’existentialisme dont il partagea l’engagement et la foi dans l’humain. En 1968, il fut accusé d’être l’« auteur intellectuel » du mouvement des étudiants du Mexique, dont le point culminant fut le massacre de Tlatelolco, ce pour quoi il fut emprisonné puis envoyé à la prison de Lecumberri.


Les jours terrestres
, José Revueltas, traduit de l'espagnol (Mexique) par Florence Olivier, collection Calaveras. 240 pages, 20,5 x 13,5 cm, mai 2008, 20 euros.


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