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Note de l'éditeur
Semer, planter, bouturer et arroser les fleurs, marcoter, greffer et tailler les arbres, agencer des massifs, nourrir et conserver le rossignol dans son jardin, faire des bouquets, l’Agriculture des jardins, écrit en castillan et publié pour la première fois en 1592, rompt avec une tradition qui voulait qu’un jardin fût essentiellement fonctionnel. Aux plantes médicinales, vivrières ou potagères, Gregorio de los Ríos, jardinier du roi d’Espagne, Philippe II, en charge de la Casa de Campo, à l’ouest de Madrid, préfère l’angélica et les besicos de monjas, la yierba donzela et les maravillas, l’estrallamar et les pajarillas et nous livre l’un des premiers traités de jardinage en Europe, inaugurant une nouvelle «idée de jardin», désormais consacré au plaisir des sens.
Note sur l'auteur
On ne sait pas grand-chose de la vie de Gregorio de los Ríos. Il exerça le double office de chapelain et de jardinier à la Casa de Campo, domaine royal de Philippe II. Il publie en 1592 l'Agriculture des jardins, somme de son expérience dans le jardin du Roi.
Note sur la traductrice
Catherine Chomarat-Ruiz enseigne à l’École Nationale supérieure du Paysage à Versailles. Elle a publié Le jardin et le parc de Castille (L’Imprimeur, 2005) et Jardins de paradoxes (Actes Sud, 2007), postfacé par William Christie.
Note sur la photographe
Patricia Farazzi a publié plusieurs récits aux éditions de l’éclat dont La vie obscure (1999) à partir du personnage de Carlo Michelstaedter.
Elle co-dirige la collection « philosophie imaginaire » aux éditions de l’Éclat, dans laquelle elle a traduit la plupart des livres de Giorgio Colli et plus récemment, le livre de Sergio Bettini : Venise. Naissance d’une ville.
Elle a obtenu en 2003, le prix de la traduction du Ministère italien des Affaires étrangères.
Agriculture des jardins, Gregorio de los Ríos, traduit de l'espagnol et présenté par Catherine Chomarat-Ruiz, photographies de Patricia Farazzi, collection Philosophie imaginaire. 224 pages, octobre 2007, 32 euros.
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