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Tant de soleils dans le sang

Tant de soleils dans le sang

Note de l'éditeur

Livre-récital composé par André Velter dans la résonance des musiques de Pedro Soler, Tant de soleils dans le sang exalte une poésie qui parie sur l’énergie, qui court le monde, qui prend ses risques et ne cesse de reprendre souffle.

Parole engagée, utopique et solaire, qui évoque aussi bien les aventuriers de l’arène, Manolete, Dominguin, Paquirri, José Tomas, que les aventuriers du verbe incarné, Federico Garcia Lorca, Victor Segalen, Blaise Cendrars, Paul Valet, Al Berto ou Juan Gelman.

Ici, des mots jetés sur des cordes de guitare entendent faire chants, sens et rythmes à la fois. Des mots pour repartir encore et encore, et se retrouver à jamais en terrain découvert, avec des dessins d’Ernest Pignon-Ernest à placarder dans les rues.


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Note sur André Velter


Né le 1er février 1945 à Signy l'Abbaye dans les Ardennes, André Velter publie son premier livre (Aisha), en compagnie de Serge Sautreau. Il est l'auteur d'essais (avec Marie-José Lamothe) : Le Livre de l'outil, Les Outils du corps, Les Bazars de Kaboul, Ladakh-Himalaya. Principaux ouvrages de poésie : Passage en force, Étapes brûléesOuvrir le chant (Le Castor Astral / Écrits des Forges), L'Enfer et les fleurs (Fata Morgana), L'Arbre-SeulDu Gange à Zanzibar, Le Haut-Pays, Zingaro suite équestreLe septième sommet, L'amour extrême,  Une autre altitude (ces trois derniers titres étant dédiés à Chantal Mauduit), La vie en dansant, Au Cabaret de l'éphémèreMidi à toutes les portes (Gallimard).

André Velter partage son activité entre les voyages au long cours (Afghanistan, Inde, Népal, Tibet) et la mise en résonance des poésies du monde entier. Sur France Culture, il a créé Poésie sur Parole. Il a également animé Agora (de 1995 à 1998), Poésie Studio (de 1997 à 1999) et les Poétiques, enregistrées chaque mois en public au Théâtre du Rond-Point, avec Claude Guerre (de 1995 à 1999). Orphée Studio, poésie d'aujourd'hui à voix haute, livre-témoignage sur l'expérience des Poétiques a été publié en Poésie/Gallimard. De 2002 à 2004, douze soirées d'Orphée Studio ont été enregistrées en public au Théâtre de l'Aquarium toujours au côté de Claude Guerre. Les chroniques littéraires d'André Velter dans Le Monde s'attachent surtout à l'Orient. Il dirige, chez Gallimard, la collection Poésie/Gallimard. Toute son œuvre poétique est vouée au souffle, à la révolte, à l'amour sauvage, à la jubilation physique et mentale. Résolument attaché à la "voix haute", il tente d'inventer une oralité nouvelle, créant régulièrement avec comédiens et musiciens de vastes polyphonies. Principaux disques édités : Ça Cavale, Le Grand Passage, Jérusalem 2000, La Traversée du Tsangpo, La Faute à qui, Décale-moi l'horaire. Il a reçu le "Goncourt / Poésie" en 1996.


Note sur Pedro Soler


Pedro Soler a fait ses premiers pas de guitariste flamenco à Toulouse avec des andalous républicains exilés de l'Espagne franquiste. Il se retrouve rapidement en Espagne où Jacinto Almaden l'engage comme second guitariste pour de longues tournées au cours desquelles il apprend les arcanes de cet art en accompagnant d'abord la danse puis le chant auprès du maître Pepe de Badajoz. Avec celui-ci il partagera l'accompagnement d'un unique récital d'Almaden à Madrid au teatro de la Comedia à Madrid.
    Emule de Don Ramon Montoya, Pedro Soler se fait remarquer pour la pureté de son style et son étonnante sonorité. Il entame une carrière de soliste qui ne l'éloigne pas de l'accompagnement du chant et de la danse. Pendant de longues années, il accompagnera le maître Pepe de la Matrona, Juan Varea, Enrique Morente, la danseuse "La Joselito" entre autres.
    Lorsqu'il représenta la guitare flamenca au théâtre de Jean-Loouis Barrault, ce dernier dit de lui: "Parmi toutes les guitares qui chantent et font danser dans le monde, il en est une particulièrement pure, c'est celle de Pedro Soler." Et Miguel Angel Asturias, prix Nobel de Littérature, écrit: "Les doigts de Pedro Soler sont les cinq sens de la guitare, dans ses mains, elle regarde, écoute, chante, souffre et parle."
    Pedro Soler a enregistré pour RCA Victor, Decca, Le Chant du Monde et CBS. Grand Prix du Disque de l'Académie Charles Cros, il a reçu également en Allemagne le "Deutsche Schallplattenpreis".


Note sur Ernest Pignon-Ernest


Ernest Pignon-Ernest est né en 1942, à Nice (France), de son vrai nom Ernest Pignon. Il est artiste plasticien, travaille à Paris. On lui doit plusieurs « interventions urbaines ».

Nagasaki et d'Hiroshima, il a apposé des images peintes, dessinées, sérigraphiées sur du papier fragile, sur les murs des cités, dans des cabines téléphoniques, qui se fondent dans l'architecture urbaine, sont acceptées par les populations qui les défendent même de leur dégradation lente (Naples). Les témoignages photographiques accentuent cette fusion et en gardent les traces. Ernest Pignon-Ernest dénonce l'art construit pour les musées et expositions.

Ernest Pignon-Ernest décrit lui-même son œuvre comme une manière de saisir l'essence d'un lieu. Il puise dans l'histoire du lieu, les souvenirs, mais aussi la lumière, l'espace. Puis, il vient y inscrire une image élaborée dans son atelier. Cette image est généralement le dessin d'une représentation humaine à l'échelle 1, reproduite par sérigraphie. Ernest Pignon-Ernest installe lui-même son œuvre in situ, durant la nuit. Nourri par un héritage culturel mêlant chrétien et païen, Ernest Pignon-Ernest n'hésite pas à s'inspirer et à citer les œuvres du Caravage (comme lors de son travail dans les rues de Naples).

Pour se différencier d'Édouard Pignon (les mêmes initiales portèrent à la confusion lors d'une même exposition entre eux deux), il redoubla son prénom derrière son nom.


La presse en parle

«Vers, prose et DVD : pour choisir le nom de sa maison de poésie, Nicolas Fougerousse a emprunté à André Velter l’expression «alphabet de l’espace». Le poète a aussi accepté d’inaugurer la production de l’éditeur avec un livre de belle facture paru en mars, TANT DE SOLEILS DANS LE SANG, un récital sur une musique du guitariste Pedro Soler, accompagné de poèmes-tracts créés par Ernest Pignon-Ernest (livre+dvd : 24 €). Ce sera le seul ouvrage de l’année, mais dès 2009, le nouvel éditeur compte passer à trois titres par an et publiera un texte de Brigitte Giraud et un autre de Dominique Sampiero. Tous les livres comprendront un DVD, et la production s’articulera autour de trois collections : «Ouvrir», des textes pour faire découvrir la poésie, «Alphabet», qui accueillera des romans poétiques, et «Poiêsis», consacrée à la poésie pure écrite en vers. Depuis Annecy, Nicolas Fougerousse, montagnard de 28 ans et commercial chez Xerox à plein temps, a fondé sa maison sur le modèle de Cheyne Éditeur. Il a choisi de se diffuser et de se distribuer lui-même.»


Catherine Andreucci, Livres Hebdo, 2 mai 2008





Tant de soleils dans le sang, André Velter. 120 pages, 14,8 x 21 cm, DVD intégré en 3e de couverture, durée : 90 minutes (contenant le récital intégral avec Pedro Soler, les dessins d’Ernest Pignon-Ernest, une interview exclusive d’André Velter, des extraits d’autres récitals), mars 2008, 24 euros.


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