La Boucherie Littéraire - Take my life please - Corde Raide - La Boucherie Littéraire


Raccourci :


Take my life please

Take my life please

Note de l'éditeur


Chochottes, blousons de cuir et alcool de grain !
Dans ces chroniques publiées par le fanzine Maximum Rock N?Roll, George Tabb revient avec humour et autodérision sur sa jeunesse entre New-York et la Floride, et nous dévoile la grandeur et la misère du punk-rockeur américain.


Note sur l'auteur


George Tabb est également l'auteur de Playing Right Field et de Surfing Armaggedon, en V.O. aux éditions Soft Skull Press. Fondateur de groupes comme
Roach Motel, les False Prophets et Furious George, il a même fait partie des Ramones, le temps d'une journée. Il vit actuellement à New York avec un Yorkshire du nom de Scooter, et espère revenir en France un jour pour goûter à nouveau ces espèces de petits pains fourrés à la saucisse.


Note sur le traducteur (par lui-même)


Pena est né le 9 mai 1975 à Marseille. C'est à l'âge de sept ans que sa vocation de chansonnier se révèle, lorsque, fortement marqué par le film E.T., il crée sous le coup de l'émotion "Le rock à E.T.", dont les paroles inoubliables ("yé yé, c'est le rock à E.T. ; yé yé, c'est le rock à E.T.") lui assurent aussitôt l'admiration de sa famille, et donne lieu à un premier enregistrement sur le magnétophone familial (aujourd'hui introuvable. Ne cherchez pas. Jamais.). Commence alors son long chemin de poète-chanteur maudit.

Tout au long de sa vie de bohème, son quotidien sera émaillé de chansons, sur les filles qu'il aime, sur ce qui l'énerve, sur ce qu'il boit... Sa guitare est la plus fidèle compagne de cet étrange philosophe alcoolique et désabusé chez qui l'on retrouve des influences de Léonard Cohen, de Serge Gainsbourg, et de Jean-jacques Goldman...


Entre 1993 (où il passe son Bac) et 1999, Pena hante le monde universitaire : il étudie entre autres la psychanalyse lacanienne, l'hébreu biblique et le calcul des prédicats du premier ordre en logique formelle, mais certains prétendent qu'il aurait passé le plus clair de son temps à fumer et à répéter que les étudiants sont des cons.
A cette époque il donne beaucoup de concerts : chez lui, chez des copains, sur la plage, dans sa voiture, et il se trompe beaucoup parce qu'il est tout le temps défoncé... Ses amis aiment bien quand même, et sa renommée s'étend trés vite jusqu'à chez ses voisins. Il entrevoit alors les possibilités de gloire, de richesse et de débauche que peut lui procurer le monde de la musique.


Il s'accroche donc aux basques d'un groupe de punk garage marseillais : il les suit en tournée, se bourre la gueule à l'œil, pogote et leur fout la honte. Pour se débarrasser de lui, ils lui disent un jour : "N'essaie pas de nous imiter, tu as ton propre style ! C'est trés bien ce que tu fais, pourquoi tu fais pas des concerts et des disques, comme nous ?"

Galvanisé par ces encouragements, il s'inscrit au RMI, devient maniaco-dépressif, veut faire la révolution, essaie plein de nouvelles drogues et donne deux concerts en trois ans.


Puis, en novembre 2001, au fond du gouffre financier et spirituel, il enregistre une démo de six titres au studio des Moulins, dans le cadre d'un plan d'aide aux musiciens RMIstes. C'est une renaissance, et on l'entend dans tous les bars parler de ses projets de concerts dans des stades et de double album chez Sony Music.


Mais depuis 2002, Pena a mystérieusement disparu de la circulation. Les rumeurs les plus folles circulent : certains jurent l'avoir croisé sous acide à quatre heures du matin entre Septèmes-les-Vallons et Marseille, hurlant "J'ai vu Dieu et il m'a dit que nous étions tous coupables !" ; d'autres évoquent à mi-voix son recrutement par une mystérieuse conspiration visant à déstabiliser l'Empire Occidental ; d'autres encore croient fermement à son élimination par un Pouvoir inquiet de l'effet de ses textes sur la population...


Nous ne saurons sans doute jamais la vérité. Pena appartient désormais à la Légende. Et il ne nous aura laissé, comme trace de son passage parmi nous, que quelques chansons évoquant l'amour, l'ivresse, la révolte, la mélancolie et Jésus rédempteur.


Take my life please, George Tabb, traduit de l'anglais (États-Unis) par Stéphane Pena. 124 pages, format poche, octobre 2006, 6 euros. (Définitivement épuisé)







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