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Note de l'éditeur
Parce qu'il a été capturé lors de la terrible bataille de Nicopolis en 1394, qui vit la fine fleur de la chevalerie occidentale – de Bourgogne et de Hongrie – anéantie par les armées du sultan ottoman Bayezit “ La Foudre ”, Johannes Schiltberger, jeune homme d’arme bavarois, s’est retrouvé propulsé dans les plaines d’Asie centrale en plein chaos. Enrôlé de force dans l’armée de Bayezit, il participe quelques années plus tard, en 1402, à la bataille d’Ankara, qui voit déferler les hordes du fameux Tamerlan sur la Perse et ébranler l’Empire ottoman naissant. Schiltberger, encore une fois fait prisonnier, est à nouveau astreint à servir comme soldat, et rejoint l’armée de Tamerlan… Ce n’est qu’en 1427 qu’il retournera en terre chrétienne, après avoir été balloté d’une troupe à l’autre au gré des guerres interminables que se livrent les princes turcs et mongols sur les lambeaux d’immenses empires, naissants ou périssants entre l’Égée et l’Indus, au long de la Route de la Soie.
Le traducteur
Jacques Rollet, né en 1926, germaniste, a enseigné le Français et les langues étrangères tout autour de la Méditerranée. Il a publié aux éditions Isis (Istanbul), les Histoires orientales de Guillaume Postel.
Le préfacier
Michel Balivet est historien, il a collaboré avec les éditions Anacharsis dans une postface à Des turcs, Traités sur les mœurs, les coutumes et la perfidie des Turcs de Georges de Hongrie (2003), ainsi que dans une postface à Jacob Shalabin (2006).
La presse en parle
« Pour la première fois traduit en français, ce texte est un témoignage sans équivalent sur les rivalités incessantes qui opposèrent les princes timourides, successeurs de Tamerlan, au début du XVe siècle. Mais c'est aussi une inépuisable collection de choses vues. Folklore local, coutumes religieuses, relations entre les sexes, rien n'échappe à l'observateur, qui manifeste une curiosité insatiable pour tout ce qui lui smeble insolite : les pigeons voyageurs des mamelouks d'Egypte, une guerrière des steppes qui ne se déplace jamais sans sa suite de 4000 vierges ; le goût des Tatars blancs pour le lait de chamelle et le sang humain ; ou encore la vénération dont est l'objet, au coeur de la Perse, un veillard muet qui affirme être trois fois centenaire... Tout cela se lit aujourd'hui comme un formidable roman d'aventures. On en oublierait presque l'insupportable captivité dont l'auteur assure avoir souffert pendant trente ans parmi les "infidèles".»
Thomas Wieder, Le Monde des Livres, Vendredi 15 Févier 2008
Captif des tatars, Johannes Schiltberger, traduit de l'allemand par Jasques Rollet, préface de Michel Balivet. 144 pages, 12,5 x 20 cm, 16 euros. |